Pas d’ISF sur les oeuvres d’Art, positif pour l’Art vivant

Jean-Marc Ayrault a finalement annoncé sur Europe 1, à propos des œuvres d’Art et de l’ISF, que « la position du gouvernement est très claire. Il n’y aura pas d’intégration dans le calcul de l’impôt sur la fortune des œuvres d’art ». 

Il rejoint la position de François Fillon en 2010 qui avait déclaré que la taxation ISF des oeuvres d’art serait « un coup dur pour le marché de l’art français ». 

Derrière ce véritable serpent de mer du statut fiscal de l’oeuvre d’Art, cet essai n’est pas le dernier, je continu à m’étonner ne pas lire de propositions protégeant d’abord les artistes « vivants » eux mêmes.
On ne fait jamais la distinction nécessaire entre l’artiste « vivant », l’Art actuel, en recul permanent en France et l’objet patrimonial plus ancien. 

Une distinction fiscale déjà existante pour les entreprises

Cela est d’autant plus surprenant que cette distinction fiscale s’applique déjà aux entreprises. Depuis la loi Aillagon de 2003,  l’acquisition d’oeuvres auprès d’artistes vivants est déductible des impôts des entreprises au titre du mécénat. Seule condition, celles-ci doivent être « exposées » dans un lieu « accessible au public », comprenez au moins au personnel, et non pas seulement dans le bureau du président !
L’idée de ce mécénat d’acquisition est excellente car elle valorise et soutien le marché de l’Art actuel qui en a réellement besoin, particulièrement en France. S’il l’on appliquait cette distinction, une fois pour toute, entre patrimoine ancien et contemporain, les choses seraient plus claire et le marché de l’art « vivant » s’en porterait beaucoup mieux.

Stéphane Godlewski 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *