53% des donateurs Français ne vont plus donner ou donner moins

 Les études se multiplient et se confirment : les dons des Français vont baisser. France Générosites-Medaprism vient de publier (octobre 2012) une étude démontrant que la situation s’annonce difficile pour les associations, Fondations ou ONG. 93% des Français considèrent que la crise a eu des répercussions sur leur situation financière. 24 % ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts en fin de mois, et plus d’un tiers disent se priver plus qu’avant et avoir supprimé certaines de leurs dépenses.

Un français sur deux serait donateur versus 2/3 actuellement
Avec la crise, des modifications de comportements vont s’opérer, et cela va impacter fortement le don des Français aux associations. Parmi les donateurs Français, 53% prévoient de donner moins ou plus du tout. 31% prévoient de diminuer leurs dons, et 22% envisagent de ne plus en faire. Seuls 3% prévoient au contraire d’augmenter leurs dons.
Parmi les non donateurs actuels, 5% seulement seraient prêts à faire un don étant donné la situation.
Ainsi, en tenant compte des intentions des uns et des autres, la population des donateurs pourrait diminuer pour l’année à venir de – 12 pts (soit en virons 50 %). 


Causes soutenues : les impacts de la crise
Le contexte de crise économique entrainera des changements au niveau des causes soutenues sans toutefois en changer la hiérarchie. Aujourd’hui la recherche médicale est la première cause soutenue par les français suivie de l’aide à l’enfance et la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Elles resteront les 3 causes prioritaires mais s’élargiront progressivement à l’aide aux personnes âgées, la protection de l’environnement, la défense des droits, la religion et la défense des animaux. En revanche les causes liées à l’urgence, l’aide aux malades et au handicap souffriront en premier de cette situation.

Des Français inquiets sur la fiscalité

Un Français sur deux est favorable à ce que l’Etat aide davantage associations et fondations, mais la fiscalité reste comme un levier puissant d’incitation en faveur du don, et donc comme un allié de la générosité publique. A ce titre, 62% des répondants ne considèrent la défiscalisation des dons comme une “niche fiscale”, et 62% jugent illégitime que la réduction d’impôts rendue possible soit ramenée à 50% des dons effectués au lieu de 75%.
Concernant les projets du gouvernement de durcir la fiscalité des plus hauts revenus (taxe s’ajoutant à l’ISF, tranche marginale à 75% pour les plus hauts revenus), les interrogés pensent qu’ils sont de nature à désinciter les Français à donner : 24% de façon totale, 49% partiellement. 

Source : L’Observatoire France Générosités http://www.francegenerosites.org/


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