Le Harlem Shake se bouge aussi pour le fundraising



L’AFF s’est mise à l’exercice. Notre association professionnelle préférée nous donne un petit cours sur l’utilisation du Harlem Shake au service du fundraising. Du plus drôle au plus dérangeant avec le buzz de la Croix Rouge.

« Le « Harlem Shake », phénomène vidéo qui s’est emparé web depuis quelques semaines, s’infiltre jusque dans les pratiques de fundraising. Une danse déjantée sur fond de musique hurlante : bonne ou mauvaise idée pour collecter ? Revue de ceux qui se sont essayés à l’exercice.
Si vous avez réussi à louper ce nouveau phénomène (phénomène viral décliné en masse sur le web), le « Harlem Shake » est une vidéo qui commence par un individu masqué dansant seul au milieu d’un groupe impassible. Puis, rupture nette, avant que le film ne fasse soudain apparaître, dans le même environnement, l’assemblée se déchainant en musique, plus ou moins lascivement (un best-of ici, pensez à baisser le son de votre ordinateur…).
Pas de raison que le syndrome n’épargne les associations. Fin février, au Royaume-Uni, l’équipe de Mcmillan Cancer Support réalise une vidéo après qu’un de ses supporters lui en a lancé le défi (en échange d’un don). Au même moment, les sauveteurs en mer de l’association RNLI font de même. Via Twitter (#HarlemShakeCharityDanceOff), la compétition s’initie entre diverses associations, qui finissent par demander aux internautes d’élire leur vidéo préférée… en faisant un don par SMS ! Tous les films et l’historique de l’opération sont en ligne.

Si cette opération reste dans le ton de la vaste blague propre au web, d’autre initiatives le prennent à contrepied. Revendiquant le « pire des Harlem Shake », une association néerlandaise de lutte contre la maladie de Parkison y a également été de son film pour souligner que « Trembler, c’est marrant pour certains, c’est une lutte quotidienne pour d’autres« …  Dernier en date à exploiter le concept, la Croix-Rouge Française dont la vidéo montre un enfant seul en train de se tortiller les mains sur le ventre. Coupure, avant que l’enfant réapparaisse à terre, sans vie. Signature : « Les diarrhées tuent un enfant toutes les 20 secondes. Ca mérite aussi de faire le buzz« . Malin ou hors-sujet ? Culpabilisation inutile ou carambolage efficace ? Là dessus, le Web reste circonspect… »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *